Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Composphère IBM

Un outil d'avant le PostScript !

dans groummphh | mémoire | outils

Ce billet en remplace un autre qui attendra sans problème…!

Prolégomènes : fabuleuse surprise et véritable petite madeleine…;
Gérard, le lecteur de l'une de mes anciennes chroniques — keynote, arrière-petit-fils d'une Composphère, une série écrite en 2003, m'a fait parvenir cette photo et je suis ravi d'avoir un témoignage visuel d'un outil d'avant l'ère du PostScript…!

J'avais écrit ceci : NDLR si une bonne âme à une photo, nous sommes preneurs. C'est fait…! Alors un très grand merci à Gérard Mignon qui m'a remis en mémoire une période de ma vie de graphiste à l'ancienne… À situer à la fin des années soixante-dix

20090324_mignon_1.jpg

Pour info, Gérard a utilisé professionnellement cette machine jusqu'en 1988 et, soit-dit en passant, est prêt à la céder (…m'écrire, je lui relayerais aussitôt vos propositions sonnantes et trébuchantes). D'autant qu'elle est en bon état de marche.

Séquence nostalgie !
Eh oui, avant l'arrivée de l'informatique, nous réalisions des compositions et des graphiques de qualité grâce à cette machine signée IBM et à ses fameuses sphères interchangeables… Cette machine à écrire avait la capacité de mémoriser une saisie avant de la dérouler une première fois à blanc, ce qui permettait d'anticiper la composition et, accessoirement, de ne pas commettre de fautes. Je ne me souviens plus du prix mais c'était pas triste…! Les sphères coûtaient également cher tout comme les rubans. Sans oublier l'indispensable contrat de maintenance annuel. Bref, c'était l'une des rolls de la composition.

Gérard possède encore une vingtaine de sphères — sage précaution car cela se brisait de temps à autre — dans des tailles comprises entre 10 et 12 points ainsi que le manuel original de sa composphère (encore merci d'avoir pris le soin de les photographier hier après nos échanges de courriels…!). Pour ma part, celle que j'utilisais était noire avec la mémoire d'une page mais il existait une version à cartes magnétiques, beaucoup plus sophistiquée en terme de capacité de stockage.

20090324_mignon_3.jpg

Sur une composphère, pour basculer en italique, gras, ou gras italique, insérer un signe mathématique, il n'y a avait qu'un seule solution, changer de sphère…! Nous le faisons 1000 fois par jour…!

20090324_mignon_2.jpg

D'un coup de main (de pouce plus exactement…!), on levait la petite barre noire pour déverrouiller la sphère et l'extraire puis, dans un mouvement tout aussi précis, on remplaçait cette sphère par celle dans la bonne graisse ou la bonne police (Prestige Elite 72, Orator, Dual Gothic, Script, Courier, Polygo Elite…). Et ainsi de suite.

20090324_mignon_4.jpg

Nous avions toutes ces sphères à portée de main pour assurer la composition et nous ne cessions de jongler avec celles-ci pour saisir nos textes. Aujourd'hui, changer un style est tellement plus simple via un équivalent clavier……

Dernier point, l'encrage n'était pas un simple ruban imprégné d'encre mais un film synthétique qui, une fois frappé par la sphère, restait collé/découpé sur le papier avec une opacité parfaite.

N'oublions pas le papier qui, de mémoire, était généralement un couché extra blanc avec une surface de kaolin (de l'argile blanche) facile à gratter avec une lame de rasoir ou de cutter pour corriger. Cela n'empêchait pas que nous remontions souvent des bouts de compo additionnels à la Gutta à la table lumineuse sur le document de travail. Certaines pages finissaient par ressembler à des mille-feuilles à force de corrections…!

Mode d'emploi
Trois vues du manuel d'utilisation que Gérard a conservé…

20090324_mignon_5.jpg
20090324_mignon_7.jpg

Dont le schéma d'explication pour nettoyer les sphères et ainsi conserver un marquage parfait sur le papier…

20090324_mignon_6.jpg

Merci Gérard…!

le 25/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Zoom sur l’archivage photo

Bernard Jolivalt

dans lire | mémoire | photo | usages

Les éditions Pearson m'ont fait parvenir un livre au sujet prometteur, Zoom sur l'archivage photo, organisez votre photothèque numérique. Cette dernière peut être constitué d'images 100 pour 100 numériques mais également de numérisations de photos argentiques comme le suggère sa couverture. Posséder un appareil photo avec un nombre impressionnant ou non de mégapixels provoque, plus ou moins rapidement, le même problème : un encombrement visible des supports de stockage si l'on ne s'organise pas rapidement en conséquence !

Bernard Jolivalt, photographe et journaliste, déroule sa méthode en sept étapes pour éviter d'être submergé d'images inutiles et, surtout, naviguer dans nos images pour retrouver aisément ce qui nous intéresse au moment opportun…! Cette méthode est résumée en annexe alors qu'à mes yeux, elle aurait mérité d'être largement développée avant de passer au vif du sujet même si la courte introduction remplit ce rôle.

L'auteur expose en sept étapes sa méthode :
• Tri à la prise de vue
• Transfert des photos
• Préparation du classement
• Tri dans l'ordinateur
• Attribution de mots-clés
• Recherche et teste de pertinence
• Sauvegarde

Ces sept étapes sont largement commentées et nourries de petites infos pratiques selon l'OS que vous utilisez. Et abondamment illustrées par des copies d'écran comme des photos de l'auteur.

Les propos de ce dernier ne manquent pas de vécu, d'humour et de bon sens. Ajouter des tonnes de mots-clés n'est pas toujours la solution, il est plus simple d'associer à un mot clé des synonymes que de rentrer tous ces mots pour qualifier une image. Bref, vous trouverez dans cet ouvrage nombre de pistes, de conseils pratiques, d'idées pour construire sur votre machine un archivage de qualité de vos images. Et l'un des conseils les plus utiles est de ne jamais vider une carte mémoire avant d'avoir procédé au transfert et tri puis sauvegarde…!

Bref, ce printemps, avant de partir à la chasse aux images, commencez par suivre les conseils de Bernard Jolivat, préparez le terrain sur votre machine et choisissez un outil idoine pour votre Mac, que ce soit Aperture, Expression Media ou LightRoom. Ou plus simplement Bridge ou iPhoto…

Zoom sur l'archivage photo
Organisez votre photothèque numérique
Bernard Jolivalt
Pearson
9782744092558 | 17 €



20090321-IMG_1127_ub.jpg


Note : utilisateur de Lightroom, j'ai un modus operandi plus réduit. Transfert des photos (avec création automatique de dossier par jours de prise de vue et renommage des images par l'application) ; tri impitoyable (enfin, j'essaye…!) et suppression sans état d'âme ; attribution de mots-clés (les premiers étant entrés dès le transfert des images encore sur la carte) ; sauvegarde des images et de la base de données chaque semaine sur des supports externes.

le 22/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Kiso, le voyage immobile | 3

Maison en kit à démonter et à remonter…

dans ancres | architecture | mémoire

Pour ceux qui n'auraient pas trouvé, oui, nous sommes bien à Paris.

20090313-IMG_0426_ub.jpg

Très exactement au premier étage du Musée de l'homme qui ferme ses portes dès demain (mardi 16 mars), tout au bout d'un long couloir. Des fenêtres de la pièce où cette maison de Kiso est installée depuis 2008, nous dominons parfaitement le Trocadéro et la Tour Eiffel. Et pourtant, peu de gens étaient au courant de cette installation.

20090313-IMG_0449_ub.jpg

Le jour où je suis venu, en sortant du RER C, station champ de Mars, j'étais amusé de voir autant de Japonais qui se dirigeaient vers le symbole de Paris sans soupçonner une seconde que, de l'autre côté de la Seine, se trouvait une maison de paysans de la région de Nagano, du village de Kiso, village qui lui a donné son nom. Bref, une maison comme il n'y en a quasiment plus au Japon et construite dans les années 1860.

200903130989_DSC2131.jpg

Cette maison de Kiso a une histoire assez extraordinaire…
De fait, l'ethnlogue Jane Cobbi a reçu cette maison de la part de ses propriétaires japonais il y a près de 10 ans. Je vous engage à écouter son témoignage sur le site de Pierre Bongiovanni

Cette maison à été démontée en 1999, convoyée en bateau, stockée (près de 8 ans dans une dépendance de l'arboretum de Chèvreloup), puis installée en janvier 2007 dans cette pièce du Musée de l'homme par une équipe de charpentiers Japonais sous la direction de l'architecte Makoto Furihata. Le tout sponsorisé par des Japonais, dont en premier lieu, le groupe Shiseido. Toutes les péripéties ont été relatées dans un article du Monde 2, le n°259 du 31 janvier 2009.

Et maintenant…?
Le vrai souci désormais, alors que des travaux importants et indispensables sont lancés dans cette partie du Palais de Chaillot reste : que fait-on de cette incroyable maison, de ce trésor ethnographique…?

• Retour en mode conteneur à Chèvreloup…? Tsssss, dommage surtout quand on a eu la chance de vivre dans cette maison quelques heures…

• Véritable installation en région parisienne sur un terrain dédié et sécurisé…? Ce serait une superbe opération avec ouverture à des groupes de visiteurs. La maison tient pour de bon depuis 1860 sous ses tuiles en bois et Jane Cobbi a même reçu une proposition d'un mécène Japonais pour planter tout autour 100 cerisiers de le région de Nagano, le rêve quoi…!

De fait, cette maison est montée sur des pierres pour éviter les remontées d'eau en périphérie et donc prête à de nouvelles aventures en situation climatique réelle…

200903131002_DSC2144.jpg

Dans tous les cas, il va falloir la démonter à nouveau sous la surveillance de charpentiers Japonais. Laurent et moi en avons discuté, il y a une bonne semaine, avec Mathieu, un des responsables des Compagnons du Devoir. Ces derniers ne seraient pas hostiles à venir leur donner un coup de main, histoire d'apprécier ce montage tout en tenons et mortaises…!

20090313-IMG_0438_ub.jpg

Wanted : un écrin pour la poser…
Aujourd'hui, et c'est de plus en plus urgent, l'association de la maison de Kiso menée par Jane Cobbi recherche une solution digne pour cette maison. Vous pouvez contribuer, faire des propositions à l'adresse suivante :

La Maison de Kiso
Maison des sciences de l'Homme | Programme Japon
54, boulevard Raspail
75006 Paris


Ou lui expédier un .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email).

Et la visite promise…?!!
À défaut de réelle visite, Laurent nous a concocté une autre manière de se plonger dedans, un grand voyage immobile et numérique. C'est pourquoi nous avions rendez-vous vendredi dernier sur place, le temps de réaliser toutes les prises de vues nécessaires.
Et ce week-end, Laurent a monté trois panneaux 360° pour notre plus grand plaisir. C'est sa contribution amicale et désintéressée à ce projet.

Cliquez sur les vues ci-dessous pour les atteindre…
(après chargement, cliquez-glissez dans l'image pour vous déplacer)

20090315kiso_p1-450.jpg

20090315kiso_p2-450.jpg

20090315kiso_p3-450.jpg

Et maintenant…!
En résumé, vous savez désormais que cette maison existe et qu'il est indispensable de trouver rapidement une solution, un réel hébergement qui soit bien autre chose qu'un grand et beau container métallique…! Évitions que cette maison, qui a déjà pas mal galéré jusqu'à présent, soit victime du syndrome MNATP…!

Vous avez, chers lecteurs, toutes les informations dont nous disposons. Soyez imaginatifs, actionnez les sonnettes, contactez qui de droit et aidez tant le Musée de l'Homme que l'ethnologue Jane Cobbi à la fondation maison des sciences de l'homme à trouver la solution la plus astucieuse pour que nous puissions tous venir l'admirer pour de bon dans les mois qui viennent…

200903130983_DSC2125.jpg

le 16/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #